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Construction résidentielle

Maison en paille

Le système Nathan appliqué à un mode de construction innovant. La maison de Robin Vanspauwen et Joyce Wouters n’est pas une maison comme les autres. Les murs sont en effet conçus à partir de bottes de paille compressées, le tout étant achevé avec de la terre glaise. Cette technique est non seulement éco-énergétique et respectueuse de l’environnement, mais elle présente également l’avantage de permettre aux propriétaires de construire pas mal de choses eux-mêmes. Chauffer une telle habitation nécessite une solution adaptée. C’est celle du système de chauffage par le sol Siccus d’Uponor pour pose à sec qui fut retenue.


Maison en paille

La construction en paille est un mode de construction alternatif qui est né au début du siècle passé aux Etats-Unis, et qui a été introduit chez nous il y a quelques années. Il présente indéniablement des avantages écologiques : la matière première est disponible partout où on cultive des céréales, et on utilise essentiellement des matériaux respectueux de l’environnement.

Joyce et Robin découvrirent cette technique lors d’une foire de la construction, par le biais de l’organisation Casa Calida. Outre les aspects écologiques, ils furent séduits par le fait qu’ils allaient pouvoir effectuer eux-mêmes une grande partie du travail, ce qui devait contribuer à réduire drastiquement l’investissement. La technique n’est en outre pas particulièrement compliquée, et Casa Calida organise des formations pratiques.

Une maison en paille est bâtie sur un squelette porteur en bois. Et entre ces poutres sont dressées les parois construites sur base de bottes de paille compressées. Une fois compressée, la paille forme une structure étanche qui se révèle très solide. La grande étanchéité garantit aussi une protection contre les incendies : étant donné que l’oxygène peut à peine atteindre la paille, l’éventuelle flamme a peu de chance de s’étendre.

Les bottes sont alors taillées et recouvertes d’une couche de terre glaise. La filasse de lin et les chaumes des bottes forment ensuite dans cette couche une armature destinée à empêcher les fissures. La terre glaise cloisonne la paille et la protège de l’air et d’éventuels insectes. Sur la terre glaise vient encore s’ajouter une couche de finition, qu’on peut comparer à un crépi traditionnel. Cette couche peut rester dans le teint naturel de la terre glaise ou être parée d’une autre coloration.

Le toit est également réalisé avec des bottes de paille, mais la finition en terre glaise est dans ce cas-ci remplacée par des plaques d’isolation.

Un chauffage adapté

La structure des bottes de paille confère à l’ensemble une bonne isolation, ce qui permet de réaliser relativement facilement une maison basse énergie. La maison à Zonhoven n’est pas conçue comme une maison passive, mais elle affiche néanmoins de bonnes performances en termes de pertes thermiques. La partie habitation n’est par ex. pas en contact avec le sol. La maison est bâtie sur pilotis, avec une isolation de sol de 50 cm en paille.

Etant donné les faibles besoins en chaleur (environ 40 W/m2), un chauffage basse température peut suffire. Un chauffage par le sol classique est toutefois exclu, dans la mesure où on ne peut effectivement pas couler de chape sur la structure en bois. La solution adéquate fut celle du système de chauffage par le sol Siccus d’Uponor, qui est posé à sec sur des plaques d’isolation en polystyrène expansé. Ce système affiche une faible hauteur d’encastrement et une grande réactivité en raison de la légère structure de sol.

Le système Siccus

Siccus se compose de tubes souples en PEX-a de 14x2 mm qui sont placés dans des plaques de montage munies de rainures pré-fraisées. Les entraxes possibles sont de 15 cm, 22,5cm ou 30 cm en fonction de la demande de chaleur. On a par ailleurs placé des lamelles métalliques dans les rainures pour améliorer le transfert thermique par conduction. Les plaques de montage en polystyrène expansé peuvent aisément être découpées sur mesure ; de plus, le faible poids autorise l’intervention d’une personne seule. La légèreté du système ainsi que sa faible hauteur d’encastrement le rendent idéal pour ce genre d’applications. Siccus peut être monté sur chaque type de revêtement, et une hauteur d’encastrement de 50 mm peut suffire. Le système reste de plus léger, même en cas d’intégration d’une couche de répartition des charges qui sert, comme son nom l’indique, à répartir équitablement la charge sur la structure du sol.


Chauffage durable

Un tel concept d’habitation durable nécessite bien évidemment aussi un chauffage durable. Le choix s’est ici porté sur une pompe à chaleur sol-eau SWC 80H d’Alpha Innotec, d’une puissance de 9 kW. Deux puits de forage de 90 m chacun, avec exécution à double boucle dans le jardin, servirent de source de chaleur. Les forages ont été exécutés par la société Verheyen de Onze-Lieve-Vrouw-Waver. L’installation a quant à elle été prise en charge par la société Varia Technics, en étroite collaboration avec le fournisseur Nathan.

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